Buda: La Vieille Ville.

C’est au 13ème siècle, sous le règne de Bela IV que Buda, devenue la capitale, a commencé à se développer autour de l’église Mathias. Elle devient  prospère sous le règne de Sigismond quand de riches marchands allemands viennent s’installer rue des Seigneurs. Détruit par les turcs puis par les chrétiens et encore une fois  pendant la dernière guerre mondiale, le quartier fut totalement reconstruit dans les styles baroques et néoclassiques après la guerre mais on eut à cœur de conserver vestiges et fragments des constructions passées que l’on retrouve, ici et là, disséminés dans la vieille ville.

Se promener dans ce quartier plein de charme, c’est partir à la recherche de toutes ces traces. Lorsque l’on vient du Château on débouche sur Disz Ter (Place de la Parade). Cette place constituait le centre du quartier du Château au Moyen Âge. Des édifices baroques et néoclassiques l’entourent comme la Poste avec sa façade jaune d’or.

La statue sur la place, commémore la révolte des Hongrois contre les Habsbourg (1848-1849). Elle a été réalisée par Zala Gyorgy en 1893. Le soldat un pied sur le canon brandit le drapeau national tandis que l’Ange de la Victoire lui tend une couronne de lauriers.

Tarnok utca (rue du Trésorier) était une rue très commerçante au Moyen Age. Son nom est une allusion au grand argentier du roi. Elle est  bordée de maisons, d’origine médiévales, à façades peintes ornées d’éléments baroques tel que le très réputé café Tarnok.

La Pharmacie ouverte en 1688 qui prit le nom d’Aigle d’Or en 1740 est devenue un musée depuis 1974.

Une fois la place de la Trinité passée, on arrive à Hess Andras Ter (Place Andras Hess), du nom de celui qui imprima, au milieu du 15ème siècle, le premier livre en hongrois « Les Chroniques de Buda ». La façade qui abrite, entre autres, le  Bacchus Art Studio, donne le ton!

En face, un peu plus loin, l’Hôtel Hilton prend la relève…Il a été bâti en 1976 sur les ruines d’un ancien monastère et l’architecte Bela Pinter a construit ce bâtiment ultra moderne autour de l’ancienne tour-clocher de l’église tout en y incorporant la façade baroque du 18ème de l’ancien édifice.

Un bas-relief roman allemand du 15ème siècle représente, très fidèlement, dit-on, Mathias Corvin. Deux anges tiennent la couronne royale au-dessus de la tête du roi qui est assis sur son trône, le sceptre à la main.

Au centre de la place, une statue du Pape Innocent XI, œuvre de Joszef Damko, rappelle le rôle important qu’il a joué lors de la reconquête de Buda alors aux mains des turcs et commémore les 250 ans de l’événement.

Au N°3, l’Auberge du Hérisson Rouge baptisée ainsi en 1696, par rapport au petit animal qui orne sa façade, conserve elle aussi certains éléments gothiques et baroques.

Poursuivons dans Mihaly Tancsics utca (rue Mihaly Tancsics), qui a pris le nom d’un journaliste et écrivain hongrois aux convictions socialistes, héros de la lutte pour l’indépendance nationale. Dans cette rue, les immeubles néo-classique et baroques sont tous construits sur les ruines de maisons médiévales.

Au numéro 1, on retrouve un grand classique du baroque : les Atlantes. Ils encadrent l’entrée d’un ancien palais aujourd’hui siège de la Direction Nationale des Monuments Historiques de Hongrie (restauration et sauvegarde du patrimoine).

Le Palais Erdody, bel édifice baroque du 18ème siècle où, l’illustre Bethoveen séjourna à plusieurs reprises, est l’œuvre de l’architecte Maté Nepauer. Aujourd’hui, il abrite Le Musée d’Histoire de la Musique.

Côté rue, c’est la délicatesse de la ferronnerie qui surprend. Les grilles aux fenêtres (héritage des ottomans?) font penser aux « jalousies » espagnoles.

Une fresque décore cette maison du 18ème qui arbore elle aussi des « jalousies » richement travaillées.

Les maisons aux façades baroques ont gardé des vestiges de la période médiévale.

La Porte de Vienne, anciennement Porte du Samedi, du nom du marché qui se tenait sur la place ce jour-là, a été reconstruite en 1936. C’était autrefois la seconde porte de la cité. Elle ouvrait sur la route qui la reliait à la capitale autrichienne, d’où son nom actuel.

Sur la droite, une fois la porte franchie, on se trouve dans le Parc de l’Europe (Europa Liget) aménagé en 1973. La statue est celle de Louis 1er le Grand, Roi de Hongrie et de Pologne entre 1384 et 1399 et de sa fille Edwige.

Sur la place du même nom, les maisons aux façades colorées de style  baroque et  rococo ornées de stuc, semblent tout droit sorties d’un décor de théâtre.

Au n° 7, médaillons de poètes et philosophes classiques décorent la façade.

La femme qui brandit la double croix apostolique (monument qui date de 1936) symbolise la reconquête de Buda.

Face à la Porte de Vienne, l’Eglise luthérienne de style néo-classique a été édifiée en 1896 par Mor Kallina.

Au n°8, la maison à tourelle aux fenêtres bombées a retrouvé ses peintures médiévales.

Le bâtiment néo-roman à la toiture vernissée construit entre 1913 et 1920 par Samu Pecz abrite les Archives Nationales.

Orzsagaz utca, (la rue du Parlement) anciennement rue des Italiens parce que les artisans florentins y résidaient à l’époque de la Renaissance lorsqu’ils travaillaient au palais de Mathias Corvin, tient son nom du fait qu’entre 1790 et 1807 les réunions du parlement hongrois se tenaient dans l’une de ces maisons.

Là aussi, on a laissé des éléments gothiques sur les façades néo-classiques ou à l’intérieur de nombreuses maisons.

Sur l’immense place Kapistran (Kapistran ter) se dressait l’église Marie Madeleine, alors Eglise Paroissiale, où se succédèrent protestants et catholiques à tour de rôle pendant près de 150 ans.

De l’Eglise Marie Madeleine du 13ème siècle il ne reste plus grand chose. Seule la tour baroque et une fenêtre gothique ont été reconstruites.

La rue des Seigneurs (Uri utca) existe depuis le 13ème siècle et traverse toute la vieille ville.

Les immeubles de cette rue ayant tous été détruits en 1944, leur aspect médiéval leur a été rendu entre 1950 et 1960 lors d’une grande restauration.

Malgré les façades baroques ou néo-classiques toutes possèdent les vestiges d’un portail ou d’un hall gothique.

Même chose pour les fenêtres.

La promenade Toth Arpad (Toth Arpad Setany), poète hongrois, offre, le long de ses allées ombragées, une vue sur les monts alentours et sur de superbes demeures.

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