Buda: Vizivaros, au nord du Château.

Vizivaros signifie la ville de l’eau. Ce quartier qui s’étend en contrebas du Château entre le Pont des Chaînes et le Pont Marguerite était régulièrement inondé au Moyen Âge ce qui lui a valu son nom. La rue Fö, parallèle aux quais qui longent le Danube, la traverse et dessert, pour notre plus grand plaisir, églises baroques, jolies placettes et bains turcs dans lesquels on peut décider de se relaxer après avoir déambulé à travers le quartier.

Une fois  le Pont des Chaînes traversé, on ne peut manquer l’imposante entrée du tunnel sur la place Adam Clark,  du nom de l’ingénieur britannique qui l’a conçu entre 1853 et 1857 tout comme le pont rappelons-le. Les deux paires de colonnes doriques qui l’encadrent accentuent le style néo-classique de l’ensemble qui a été restauré en 1945. Une plaque commémorative rend hommage à un autre ingénieur qui a contribué lui aussi à la construction du pont qui y conduit.

Une statue signée Istvan Toth se dresse fièrement au pied de la colline.

Au n°20, on reconnaît facilement, à sa tourelle d’angle, la Maison Kapistory construite en 1811 pour un marchand grec qui lui a donné son nom.

Installé en 1992 dans un bâtiment conçu par l’architecte Georges Maurios en 1984, voici l’Institut Français, d’une qualité architecturale inhabituelle dans le Budapest des années 90.

Une petite ruelle à escaliers attire mon regard. Nous sommes bien sur une colline!

D’origine médiévale, l’Eglise des Capucins a été remaniée dans le style romantique par Ferenc Reitter et Pal Zsumrack entre 1854 et 1856.

Des éléments musulmans, fenêtres et porte de la façade sud sont les vestiges de sa précédente conversion en mosquée pendant l’occupation turque.

La statue en façade est celle de Sainte Elisabeth.

La petite place Corvin bordée de maisons baroques colorées, semble tout droit tirée d’un décor de théâtre.

Un petit square attenant abrite une statue de Mathias Corvin et une fontaine qui apporte à l’endroit un peu de fraîcheur.

C’est au n°8, dans la « Redoute de Buda », théâtre néo-classique construit en 1900 que se produit l’Ensemble Folklorique Hongrois.

De style néo-gothique, le singulier temple calviniste de Samu Pecz sur la place Szilágyi Dezső se voit de très loin. On le reconnaît à ses briques rouges.

La toiture magnifiquement décorée est faite des tuiles vernissées  polychromes qui proviennent de la manufacture de porcelaine Zsolnay.

Quelques façades  méritent de s’y attarder…

L’Eglise Ste Anne est l’un des plus beaux édifices baroques de Budapest. Commencés en 1740 sous la direction de Kristof Hamon les travaux s’achevèrent en 1763 avec Matyas Nepauer.

A noter les superbes flèches baroques de ses deux tours jumelles.

Sur la façade, les Armoiries de Buda figurent sous le symbole de la Trinité encadré par deux anges et la  Statue est celle de Sainte Anne.

Les statues au-dessus du portail représentent la Foi, l’Espoir et la Charité.

A l’intérieur, la décoration est des plus luxuriantes.

Le maître-autel est signé Karoly Bebo et date de 1773. Le groupe sculpté, « Marie enfant conduite par sa mère Sainte Anne au Temple de Jérusalem », est considéré comme une de ses plus belles œuvres.

Le plafond et la coupole du chœur ont été peints par Gergely Vogl. Malheureusement mon zoom, dans le sombre de l’église, n’a pas capté convenablement la Sainte Trinité.

La Chaire parée d’ornements et d’angelots dorés est l’œuvre de Karoly Bebo tout comme le maître-autel et date de 1773.

Les orgues proviennent d’une ancienne église carmélite.

Cet autel latéral de style baroque tardif, dédié à la Sainte Croix, a été réalisé par Antal Eberhardt en 1768.

Statues et tableaux se déclinent à profusion…

La place Batthyany  est le pôle central des transports public de la capitale mais une fois que l’on fait abstraction des bus et tramways, on ne peut qu’apprécier la diversité des immeubles qui l’entourent.

Le premier marché couvert de Buda borde le côté ouest.

Au milieu de la place, une statue de Lajos Batthyany, Premier Ministre lors du soulèvement de 1848, lui rend hommage.

L’auberge de la Croix Blanche existe depuis 1770. Si sa façade est asymétrique c’est parce qu’elle est le fruit de la réunion de deux maisons.

La façade de la Maison Hikisch date elle aussi de la fin du 18ème siècle. Des allégories des quatre saisons y sont représentées.

La statue de Ferenc Kölcsey, critique littéraire et commentateur politique du début du 19ème siècle, domine la place.

L’Eglise des Stigmates de Saint François d’Assise a été construite sur les ruines d’une ancienne mosquée entre 1731 et 1757 par Hans Jakab pour les Franciscains. Après avoir dissous plusieurs ordres religieux pour en réduire l’influence, Joseph II fit don de l’église au couvent Sainte Elisabeth en 1785.

En continuant la rue Fö on passe devant le musée de la Fonderie.

Avant d’arriver à hauteur des Bains Kiraly. En traversant un petit parc très ombragé on aperçoit les murs latéraux du bâtiment…

la coupole du hall principal et celles, plus petites, des piscines.

Construits entre 1566 et 1570 mais remaniés au 19ème siècle, ils ont gardé leur aspect d’origine. Malgré leur air vétuste, ils sont toujours en service.

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