Rocamadour. (Lot)

Un dicton populaire du Quercy décrit parfaitement ce haut lieu de la Chrétienté depuis le Moyen Age. « Les maisons sur le ruisseau, les églises sur les maisons, les rochers sur les églises, le château sur les rochers. » Agrippée à la falaise calcaire de cent cinquante mètres de haut, au-dessus du canyon de l’Alzou, Rocamadour a belle allure.

Si l’on part du village de l’Hospitalet, un belvédère permet une superbe vue d’ensemble du site.

L’Hospitalet servait à accueillir et héberger les pélerins du Moyen Age et doit son nom à l’hôpital Saint Jean dont il reste encore la petite chapelle …

et les vestiges de l’ancienne salle principale dont le portail à trois archivoltes marque l’entrée.

Le chemin emprunté ce jour n’est pas praticable en voiture …puisque c’est celui de la voie sainte. Il démarre sous la porte de l’Hôpital et offre à chaque pas une vue imprenable sur la cité.

La rue principale qui traverse Rocamadour est ponctuée d’anciennes portes défensives et d’échoppes, devenues aujourd’hui boutiques et restaurants. Seule la porte Salmon a gardé son poste de surveillance d’origine.

L’Hôtel de Ville et Office de Tourisme est installé dans une ancienne maison du 15ème siècle reconnaissable à ses fenêtres à meneaux.

En descendant vers la porte basse, on passe devant La maison de la Louve, l’une des maisons médiévales les mieux préservées de Rocamadour. (Aujourd’hui, restaurant, Les Jardins de la Louve)

En contrebas dans la vallée de l’Alzou, se dresse le pigeonnier de Laguille , typique de l’architecture quercynoise, qui fait face à la cité.

Retournons sur nos pas pour monter le Grand Escalier, 256 marches que les pèlerins gravissaient à genoux en s’arrêtant à chaque marche pour réciter un « Je vous salue Marie. »

On peut emprunter le chemin de ronde pour faire une pause dans l’ascension. Ancien corps défensif des sanctuaires, réhabilité en 2015, ce chemin constitue l’une des parties les plus anciennes du site et relie le Grand Escalier au Chemin de Croix.

Le Palais des évêques, une Basilique et une série de petites chapelles constituent ce qu’on appelle le Sanctuaire.

Le Palais des évêques et sa tour de 39 mètres tranche avec le reste du sanctuaire. Restauré au 19ème siècle dans un style pompeux qualifié de « gothico-romantique » , il n’ a jamais été habité et abrite à présent un Musée de l’Art Sacré.

Une fois sur le parvis des églises, pas de donjons massifs ni de flèches ostentatoires…les artisans du Moyen Age ont dû composer avec la roche.

La Chapelle St Jean, totalement reconstruite au 19ème siècle a conservé son portail gothique d’origine.

Les chapelles sont toutes surmontées de blasons sculptés dans la pierre blanche du Quercy.

Un escalier permet l’accès à la Chapelle Notre Dame , cœur et but final du pélerinage.

Abritée par le rocher et plongée dans la pénombre, elle n’a plus grand chose à voir avec la chapelle d’origine. La Vierge Noire, en bois, date du 12ème siècle mais la couronne dorée qu’elle porte et celle de l’Enfant Jésus sont beaucoup plus récentes.

Au dessus de la Chapelle St Michel, une fresque « l’Annonciation et la Visitation »protégée par l’avancée du rocher n’a subi aucune détérioration et est restée telle que le peintre l’avait représentée.

La Basilique St Sauveur est le plus grand édifice. A l’intérieur les retombées de la voûte reposent sur deux énormes piliers composés de huit colonnes. Les tribunes sont adossées au rocher.

La légende veut que Durandal, l’épée de Roland, neveu de Charlemagne, se soit fichée dans le rocher de Notre Dame de Rocamadour, après qu’il l’ait lancée vers la vallée(aidé par l’Archange St Michel) pour éviter qu’elle ne tombe aux mains des sarrasins lors de la bataille de Roncevaux.

Tracé au 19ème siècle , le Chemin de Croix longe la falaise et monte en lacets , en quatorze stations, jusqu’aux remparts du Château. Il retrace les quatorze étapes parcourues par Jésus lors de sa montée au Calvaire, de sa condamnation à sa mort.

La mise au tombeau, est un sanctuaire creusé dans la roche.

Au sommet du rocher, le Château. Adossé à l’ancien fort destiné à protéger le sanctuaire, la demeure a été ajoutée au 19ème siècle.

Croix des Templiers et fleurs de lys ornent les jardins du Château.

Quelques vestiges témoignent de l’ancien chemin de ronde.

Du haut des remparts (prévoir une pièce de deux euros) la vue est vraiment impressionnante et le panorama unique!

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