Collonges-la-Rouge. (Corrèze)

Entièrement bâti en grès rouge, le village médiéval de Collonges-la-Rouge, ancien fief des Comtes de Turenne, également étape sur le chemin de Compostelle, fait partie lui aussi des plus beaux villages de France. Le grès doit sa couleur intense à la présence d’oxyde de fer dans le sol sur la faille géologique de Meyssac, au nord du village. La cité de quelques centaines d’habitants seulement, compte un nombre impressionnant de monuments inscrits au patrimoine.

Outre la couleur rouge ou ocre de la pierre, ce qui surprend de prime abord c’est le charme de ses ruelles aux habitations fleuries et la verdure qui escalade les murs…à l’exemple du bâtiment qui sert de mairie.

Aucun câble électrique ou téléphonique…Un vrai décor de cinéma!

Surnommée la Cité aux 25 tours, elle offre aux regards émerveillés, ses tourelles et ses tours d’une autre époque.

Les toits faits d’ardoise ou de lauze (pierre utilisée pour les toitures) ajoutent à son charme suranné.

La Porte Plate, qui doit son nom au fait qu’elle était dépourvue de tours, donne sur la place de l’Eglise.

Face à l’Eglise se trouvait la Halle aux vins et aux grains construite au 16ème siècle. On pouvait encore y trouver huile de noix et vins de pays à la fin du 19ème siècle.

L’Eglise St  Pierre, fondée au 11ème siècle arbore un magnifique et curieux clocher octogonal du 12ème siècle, d’une vingtaine de mètres de hauteur, appelé clocher limousin.

Le tympan du portail, sculpté dans du calcaire, tranche sur la couleur rouge de la pierre et date du 12ème siècle.

Agrandie et fortifiée  à la fin du Moyen Age, elle comprend à l’intérieur,  quatre chapelles de différentes tailles et une seconde  nef ajoutée au 15ème siècle ce qui la rend très atypique.

La chapelle des Pénitents dédiée à Saint Maximin date du 14ème siècle. Elle recélait autrefois les sépultures de quelques familles nobles locales avant de devenir la Chapelle de la confrérie.

Plusieurs maisons célèbres ponctuent la promenade.

Celle de la Petite Sirène (16ème siècle.) qui doit son nom à la petite sculpture en haut à droite de la porte d’entrée.

Le relais de St Jacques de Compostelle, repérable de loin grâce à son énorme coquille!

La Maison Boutang Du Peyrat et son toit à la Mansart.

La maison Bouyt et son colombier.

Et la maison  au toit de lauze où Maurice Biraud, ancien comédien et humoriste, avait décidé de terminer sa vie.

En face de la Maison Boutang Du Peyrat, une gentilhommière datant de la fin du 16ème siècle, reconnaissable à ses deux tours de guet fut la propriété des Ramade de Friac, une puissante famille locale.

Face à la mairie, une autre belle demeure date de la même époque, propriété alors des Ramade de la Serre. On remarque sa tour carrée et ses fenêtres à meneaux.

Et pour compléter le tableau, trois castels semblent borner le village.

Le Castel de Benges et son heurtoir avec blason et coquille, dans le bas du bourg.

Le castel de Maussac au Nord.

Et entre les deux celui de Vissinhac.

 

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