Budapest: Varosliget, le Bois de la Ville.

Autrefois, cette partie de Budapest était un marécage qui servait de chasse royale. Son visage actuel date de la moitié du 19ème siècle. Ce bois d’une centaine d’hectares environ est le plus ancien et le plus grand parc de Budapest. La promenade du jour concerne le nord du bois et nous emmène des Bains Szechenyi à la rue Hermina (Hermina ut) dans laquelle on peut admirer d’élégantes demeures, et tout  particulièrement la Villa Sipeky Balazs, de style Sécession.

Les Bains Szechenyi. (Szechenyi Gyogyfurdo)

Sur les mille trois cents sources d’eau chaude disséminées dans tout le pays, seules trois cents sont utilisées pour la baignade ou à des fins curatives, dont une centaine se trouvent à Budapest. Situé le long de la Promenade Kos Karoly, ce complexe thermal, très populaire est l’un des plus vastes d’Europe. Il a été construit entre 1903 et 1913 dans le style baroque et néo-renaissance par Gyozo Cziegler et Ede Dvorzsak.

Colonnes imposantes aux chapiteaux ornés de personnages mythologiques, pilastre, statues alanguies, décorent l’entrée principale.

Un dôme néo-classique couronne l’ensemble offrant aux regards aiguisés des allégories autour de l’eau…

Les immenses et très nombreuses baies vitrées laissent entrer lumière et soleil à flots.

Dans le hall d’accueil, la superbe rotonde est décorée des mosaïques de Miksa Roth d’après les dessins de Zsigmond Vajda.

Là aussi les personnages, sirènes, naïades ou centaures évoluent tous dans le milieu aquatique.

Les signes du zodiaque entourent le roi Helios qui, sur son quadrige, trône au centre de la coupole.

Les sculptures sont signées Jozsef Rona. La fontaine du hall met en scène un centaure qui semble satisfait de sa pêche…

A l’image des façades nord des bains, les couloirs sont recouverts de la peinture jaune impérial des « Habsbourg » et de sculptures décoratives en stuc.

La façade nord nous offre des murs de cette même couleur, à la mode dans la région au début du siècle dernier.

Douze bains thermaux et trois piscines extérieures (ajoutées en 1926 d’après les plans d’Imre Francsek)  avec une eau à 75 degrés évidemment refroidie à température du corps dans laquelle, depuis 1963, on peut se glisser été comme hiver. Ce sont les bains les plus chauds et les plus profonds de Budapest.

On peut s’attarder sur les nombreux détails architecturaux qui, comme à l’intérieur se conjuguent tous autour du thème de l’eau et de la mythologie.

A l’Est, une autre entrée utilise les mêmes thèmes.

A l’intérieur, mêmes matériaux et mêmes codes couleur…

Devant l’entrée principale, une statue rend hommage au géologue Vilmos Zsigmond qui découvrit en 1879  la source qui alimente les bassins.

Une fontaine plus contemporaine s’amuse elle aussi avec le thème du bain.

Varosliget korut nous amène sur Hermina ut. C’est au n°47 que se trouve la villa de style Sécession Sipeki Balazs. Dessinée par Odon Lechner, avant qu’il ne meure dans la pauvreté et l’anonymat, cette belle demeure reprend les thèmes chers à l’Art Sécession en mêlant formes et motifs traditionnels hongrois et éléments de style plus oriental.

Asymétrie de la façade, tourelles, haute cheminée-minaret…

Bow-window et marquise ouvragées associant verre et fer forgé…

Décors inspirés des motifs traditionnels hongrois…

Au n°23, la Chapelle Hermina (Hermina Kapolna) a été construite entre 1842 et 1846 par Jozsef Hild l’architecte de la Basilique St Etienne évoqué dans un article précédent.

 

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