Les Hauts de Belleville.(20ème)

Belleville est restée une commune indépendante jusqu’en 1860. On allait y danser sous ses treilles, dans les guinguettes dont le nom provient du vin jeune et pétillant, le guinguet, qui était produit sur ses collines.
Au moment des grands travaux d’Haussmann qui ont transformé le centre de Paris sous le Second-Empire, il se passe la même chose qu’à Montmartre. Artisans et ouvriers s’installent à Belleville.
Les premières vagues de migration  arrivent dès la fin de la première guerre mondiale. Les communautés sont multiples mais l’esprit de Belleville est resté très vif. Les ateliers d’artistes se sont multipliés les trente dernières années et les habitants inventent d’autres façons de vivre ensemble, que ce soit à travers des jardins solidaires partagés, des manifestations culturelles ou des ateliers en tout genre…Les artistes de rue sont également très présents même si cette balade ne leur est pas consacré… Une occasion de retourner fureter dans d’autres surprenantes ruelles secrètes.

Rue de Belleville. C’était l’artère principale de l’ancien village.
Au N°117 un des premiers ensembles de logements sociaux qui propose une cour ouverte. (1904)

Eh oui! des bow windows à Belleville! Constructions de l’entre deux guerre. (Pour en savoir plus.)

C’est sur les marches du N° 72 qu’on a trouvé le bébé Piaf! (Pour en savoir plus.)

Au Sud, à la limite de Ménilmontant, le Parc de Belleville, ouvert en 1988, offre ses 45 000m2 d’espaces verts aux habitants du quartier. Situé à flanc de colline, il possède une des plus grandes fontaines cascade de la capitale, et comme à Montmartre et à Bercy une vigne, clin d’œil à sa tradition viticole. De plus il offre une vue imprenable sur Paris.

Pas de zoom assez puissant mais du belvédère on a une vue panoramique de Paris de L’Opéra à l’Est, de la Tour Eiffel à la Bibliothèque Mitterand à L’Ouest. C’est impressionnant!

Chaise boussole très design…


Beaucoup d’espaces détente dans ce parc. Les gens ont l’embarras du choix: s’allonger au soleil, descendre ou monter les escaliers, (ce qui peut s’avérer très sportif!), admirer les compositions florales…

ou quelques œuvres picturales,


s’abriter du soleil, préférer la montée plus douce des petits sentiers ombragés, admirer et respirer les fleurs, pique-niquer, lire, papoter…

Je suis ressortie du parc à la recherche de rues, ruelles, passages qui respirent encore l’air d’autrefois:
La rue des Cascades et ses immeubles dont les murs recouverts de verdure accentuent le côté bucolique.

Rue de l’Ermitage, avec une salle de concert Le Studio de l’Ermitage dédiée au jazz et aux musiques du monde.

La Villa de l’Ermitage. C’est une voie privée créée en 1857. Comme dans la Cité des fleurs (17ème) la construction d’usines ou d’immeubles de haute taille y fut interdite et les maisons d’habitation furent limitées à 3m de hauteur. C’est ce qui a permis de garder l’esprit village de ce vieux quartier de Paris. Encore un coin méconnu des touristes où il doit faire bon vivre. Aujourd’hui on y aperçoit quelques ateliers d’artistes dont celui de Daki, sculpteur taïwanais, à l’entrée duquel une curieuse statue de bois intitulée Père et fils interpelle le passant.

Le passage des Soupirs.
Et son jardin partagé dans lequel riverains et enfants du quartier peuvent vérifier qu’ils ont la main verte.

Fin de la promenade.

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