Paris 18ème. Montmartre.

On ne peut découvrir Montmartre qu’à pied. Cette promenade est bien entendu incomplète tant il y a de petites rues pittoresques et je ne doute pas que mes pas m’entraîneront une autre fois dans les endroits que je n’ai pas encore explorés et fera l’objet d’un nouvel article 😉 .
La Butte culmine à 131m. Au début du 19ème siècle, c’est un petit village avec des vergers, des vignes, des chaumières et une quarantaine de moulins à vent. Les habitants sont meuniers, artisans ou ouvriers dans les carrières de gypse qui se trouvent sous la Butte.
Avant la première guerre mondiale, c’est aussi le lieu où peintres, écrivains, musiciens, illustrateurs se retrouvent dans ses cafés et font naître de nouveaux courants artistiques. Beaucoup de ces jeunes parfois décriés pour leur comportement deviendront d’illustres artistes. A partir des « années folles » c’est à Montparnasse qu’ils s’installeront.

Point de départ : Le métro Des Abbesses.
C’est le plus profond de Paris, d’où un grand nombre de marches pour remonter « en surface »… Il est nécessaire d’avoir du souffle!

La place des Abbesses.
Edicule et verrière  sur la bouche de métro, le mur des « je t’aime » (Square Jehan Rictus).

L’Eglise St Jean en briques rouges, d’inspiration Art Nouveau (1894.1904).

Descendre la Rue Le Tac en direction de la Place Dullin puis remonter par la Rue des Trois Frères.

Le Théâtre de l’Atelier.
C’est un très joli petit théâtre de quartier.
Il s’appelait Théâtre de Montmartre jusqu’à l’arrivée à sa tête de l’acteur Charles Dullin. On y découvrira de nombreux auteurs tels que Jean Cocteau, Marcel Achard, Jules Romains et bien d’autres.

Faire une halte sur la charmante petite place ombragée Emile Goudeau . Voici  le Bateau Lavoir (dont le premier locataire fut Picasso) qui abrite à présent plusieurs ateliers modernisés réservés aux artistes étrangers.

Prendre la paisible Rue d’Orchampt où se trouve l’ancien hôtel particulier de Dalida.

Au croisement de la Rue Lepic et de la Rue Orchampt, le Moulin de la Galette.
Construit en 1640. Immortalisé par Renoir, mais aussi par Utrillo, Gauguin et bien d’autres c’est le repaire, avec le Moulin Rouge, de Toulouse Lautrec et de ses amis.

Pousser jusqu’à l’Avenue Junot : c’est l’avenue la plus large et la plus longue de la Butte. Certains la qualifient des  « Champs Elysées » de Montmartre. De beaux échantillons de maisons cubiques Art Déco des années 20. Au N° 15, celle construite pour Tristan Tzara.

Continuer l’avenue jusqu’à la Villa Léandre que vous verrez sur votre gauche.

Changement de décor ! Ensemble de maisons campagnardes anglo-normandes. Havre de paix, village dans le village, décor de carte postale. On dit que Max Ernst y séjourna. Courettes et jardins fleuris. Au N° 10..on se croirait à Londres !

Revenir sur ses pas pour rejoindre la Rue Simon Dereure et amorcer la descente vers la Rue de l’Abreuvoir. On passe par la Place Dalida baptisée ainsi en mars 97 et l’on entrevoit le Château des Brouillards.

On arrive Rue de l’Abreuvoir. Autrefois dans la courbe se trouvait un abreuvoir pour les chevaux.

Au bout de la rue, tourner à gauche Rue des Saules.

Sur la droite , les dernières vignes plantées en 1933. Auparavant elles s’étendaient sur toutes les pentes et produisaient un vin appelé: picolo (d’où le verbe picoler!). Le premier dimanche d’octobre c’est la fête des vendanges (ou verre de l’amitié) ; l’argent récolté lors de la vente aux enchères permet d’aider les anciens de la Butte.

Continuer jusqu’au cabaret Le Lapin agile.

C’est le peintre André Gill qui a décoré sa façade… le Lapin à Gill devenant au fil du temps le Lapin Agile. On ne pourrait nommer tous les gens célèbres qui ont fréquenté l’endroit quand c’était une auberge. Citons en quelques-uns : Verlaine, Clémenceau, Renoir, Picasso qui paya un jour ses repas avec un de ses Arlequins ! Apollinaire, Blaise Cendrars et bien sûr Poulbot.

Rebrousser chemin et prendre la Rue Poulbot. C’est ici que se trouve l’Espace Dali.

Au bout de la rue , tourner à gauche pour rejoindre la Place du Tertre.

Place du Tertre .
La foule de touristes et de peintres ou dessinateurs (2 au m2 !!) à toute heure, empêche d’apprécier les lieux. S’y hasarder un matin de bonne heure…sans garantie!

Devant le Sacré Cœur aussi il y a foule!

En faire abstraction pour profiter du panorama et s’amuser à repérer les monuments célèbres de Paris ou s’émerveiller du spectacle donné par les artistes de rue.

Redescendre par la Rue Foyatier qui longe le funiculaire.

On arrive au Square Louise Michel.

Fin de la promenade.

Une réflexion sur “Paris 18ème. Montmartre.

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