Le Petit Palais.( 8ème)

Tout comme le Grand Palais auquel il fait face, le Petit Palais a été édifié par l’architecte Charles Louis Girault pour l’Exposition Universelle de 1900.

Il se situe dans le 8ème arrondissement sur l’Avenue Winston Churchill qui relie l’Avenue des Champs Elysées à l’esplanade des Invalides en passant par le Pont Alexandre III lui aussi construit à la même époque.

Il est devenu le Musée des Beaux-Arts et abrite, sur deux niveaux, une collection d’arts permanente sur une période qui commence à l’Antiquité et se termine fin 19ème.

Sur la façade, au-dessus de la porte d’entrée: La Ville de Paris protégeant les Arts de J.A.Injalbert.

Sur la grille, les Armoiries de Paris.

 

A gauche, Les Quatre Saisons de Louis Convers.

A droite, la Seine et ses Affluents de Maurice Ferrary.

La hauteur du plafond du vestibule d’entrée est impressionnante et d’emblée le regard cherche à percer la signification des scènes qui sont peintes sous la coupole.

Quatre panneaux d’Albert Besnard: La Mystique, la Pensée, La Plastique et la Matière.

Sur la droite et sur la gauche deux galeries de 15m de long. Celle de droite conduit aux salles des expositions temporaires. Les scènes peintes sont l’œuvre d’Alfred Roll et illustrent le Paris Moderne.

De larges baies vitrées se faisant face, dont certaines donnant sur le jardin intérieur, apportent la lumière naturelle.

La galerie de gauche, abrite les Arts décoratifs en 1900 et les scènes peintes par Fernand Cormon y retracent l’histoire de Paris.

Une librairie-boutique se trouve dans le pavillon Nord. Au plafond, Le Triomphe Intellectuel de Paris œuvre de Ferdinand Humbert. Et sur les murs des tableaux d’artistes de la fin du 19ème.

Mon choix se porte sur quelques salles précises. Le lieu est vaste et il vaut mieux savoir où l’on va.

Salle 4. Courbet et le réalisme.

Le palier, réel puits de lumière donne sur le jardin et permet l’accès au niveau zéro.

Salle 7. Monet et la peinture de paysage. Salle 8. Cézanne et la modernité.

Les escaliers pour descendre au niveau inférieur, dentelle de fer forgé…

Au pied, une statue d’Ugolin de Jean Baptiste Carpeaux.

Salle Guimard et l’Art Nouveau. Au passage, je m’arrête devant une vitrine de céramiques signées Gauguin.

En face, des faïences de Erhmann et Deck et un immense tableau qui m’interpelle de part sa taille…

Salle Vuillard et le renouveau du décor.

L’Intimité, la Musique, le Choix des Livres, le Travail, d’Edouard Vuillard l’un des peintres les plus importants de la fin du 19ème. Il commence par des Natures mortes et des scènes d’intérieur.  Les panneaux décoratifs présentés au Petit Palais, il les a peint (sur commande) pour les intérieurs de la bourgeoisie parisienne: riches médecins ou écrivains célèbres (Daudet, Proust) ou pour des décors de théâtre. Malheureusement protégés par une surface vitrée loin d’être anti-reflets…

Le sous sol permet d’apercevoir les piliers de taille plus qu’imposante.

Au-dessus de l’escalier qui mène à la galerie Dutuit, le décor de la coupole a été réalisé par Maurice Denis. Il représente les œuvres les plus célèbres d’artistes français. Avec un bon zoom ou des jumelles, on peut s’amuser à y retrouver œuvres ou personnages tels que François 1er, Louis XIV, Poussin, Delacroix, Ingres, Courbet, Manet ou Renoir.

 

Sur les murs, les quatre saisons vues par le jeune Cézanne mais signées Ingres, par admiration ou dérision?

Au bas de l’escalier, les sculptures de Jules Dalou, sculpteur de la République: Bacchanales et le Triomphe de la République.

On débouche sur la salle dédiée aux expositions universelles parisiennes où l’on peut, entre autre, admirer la vitrine d’Alessandri, un fabricant ivoirier d’origine italienne, tombé dans l’oubli peu après l’Exposition universelle de 1867. Cette vitrine en ébène et ivoire de 3m de haut soigneusement restaurée avait gagné la médaille d’or lors de l’exposition.

Le Jardin du petit Palais

C’est autour de ce jardin semi circulaire que le Petit Palais s’organise.

Un péristyle délimite une galerie dont les voûtes sont recouvertes de fresques à l’italienne, œuvre de Paul Baudouin. Les saisons, les mois, les heures se fondent dans un décor de feuillages et plantes grimpantes.

En ce début mars, on est surpris par le foisonnement de la végétation.

Sur la façade de la coupole, le vaisseau blason de Paris ( Fluctuat nec mergitur) encadré par deux Victoires dorées.

Pour en savoir davantage.

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