Autour du Parc Monceau. (8ème)

Le parc Monceau amputé de moitié permit à quelques banquiers, entre autres, de réaliser de fructueuses spéculations immobilières. C’est donc l’occasion de découvrir tout autour, dans les rues aux noms de peintres, les hôtels particuliers qui furent ceux des « cocottes » impériales, des banquiers et des premiers grands industriels.

La rue Murillo créée en 1867 lors d’une opération immobilière des frères Pereire en est un bel exemple.

Le N°8 de style néo-Louis XIII en pierre et brique a été réalisé par l’architecte Auguste Tronquois en 1869. Ce fut le domicile du Comte de La Rochefoucault dont la femme  accueillait dans son salon gens de lettres et artistes. Au milieu d’une cour, un pavillon de pierre qui servait (sert?) de conciergerie.

Le N°9 est un immeuble d’angle construit par l’architecte Gustave Clausse qui habita le rez-de-chaussée et le premier étage en pierre et loua les étages supérieurs en brique. Les ouvertures du premier étage sont décorées de céramiques polychromes. Une bonne partie de la façade côté rue Rembrandt est recouverte de végétation durant la belle saison.

En face, au coin de la rue Rembrandt et de la rue de Lisbonne, à une trentaine de mètre du Parc Monceau, le N° 7 rue Rembrandt. Cet immeuble fut construit en 1896 par Gustave Rives qui était architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux.
Le bâtiment est caractérisé par des bow-windows imposants.

Surprise assurée au N°48 de la rue de Courcelles. (à l’intersection de la rue Rembrandt). Cette pagode a été construite en 1926 par F.Bloch pour un riche marchand d’art chinois, Ching Tsai Loo d’où le nom de Maison Loo.

A l’angle de la rue de Courcelles et de la rue Daru un immeuble orné de jolis chérubins attire le regard.

Au milieu de la voie presque dissimulée dans un renfoncement se trouve une cathédrale byzantine orthodoxe. En effet, au début du 20ème siècle, avec la révolution russe de 1917 puis le régime bolchevique, les Russes émigrent en nombre et la construction de cette cathédrale s’impose petit à petit. Edifiée par deux architectes du tsar, l’église orthodoxe est en pierre de taille blanche dans un style russo-byzantin. Les coupoles dorées en forme de bulbes sont typiques de l’architecture byzantine orthodoxe.

Consacrée monument historique en 1983, la Cathédrale Saint Alexandre Nevsky ( 1861) était en réfection lorsque j’y suis allée. Les photos de l’extérieur feront donc l’objet d’un autre article ultérieurement. On entre par une sorte de sas aux murs de verre très lumineux pour se plonger dans ce qui semble, au premier abord, une totale obscurité.

L’intérieur étant très très sombre les photos prises sans flash avec un appareil  non adéquat sont un peu floues et ne donnent qu’approximativement une idée des lieux même si les couleurs, dans l’ensemble, sont respectées. D’emblée l’atmosphère est silencieuse et pieuse et le contraste est tel qu’il faut plusieurs minutes pour s’habituer au manque de lumière naturelle. Chandeliers et lustres multiples réussissent petit à petit à remédier à la pénombre. Le plan de l’église est classique, en croix grecque.

A l’intérieur la décoration typique elle aussi, est très chargée. Dorures, fresques et une superbe iconostase en bois sculpté (cloison décorée d’icônes séparant la nef du sanctuaire). Les peintures murales de style byzantin sont superbes. Elles sont l’œuvre de Théodore Bronnikov, Georges Vassiliev, Bogomolov, des frères Eugraphe et de Paul Sorokine.

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