Les Hôtels particuliers de l’île St Louis. (4ème)

La caractéristique des hôtels particuliers de l’île St Louis c’est qu’ils donnent directement sur les quais vraisemblablement pour profiter de la vue sur la Seine. On peut donc admirer de très belles façades et des portes magnifiquement décorées sur le quai de Béthune qui longe la Seine sur presque quatre cents mètres mais également sur le quai d’Anjou sur la rive opposée.

N°16 et N°18 quai de Béthune.

L’Hôtel Richelieu du nom de son propriétaire au XVIIIème siècle même s’il n’y habita jamais… Six étages surmontés d’un étage sous combles et une façade en pierre. La porte est encadrée de deux consoles et coiffée d’une  frise à feuilles d’acanthe et d’une corniche à modillons.

N°20 et 22. Ces deux Hôtels Lefèvre de la Barre et Lefèvre Malmaison construits en 1645 pour un conseiller au Parlement et son frère, sont attribués à l’architecte de Louis XIV, Louis Le Vau. Ils présentent deux portes cochères ornées de bois en damier revêtu de gros clous à tête ronde. Une chimère aux ailes déployées semble protéger l’entrée.

Charles Baudelaire habita au N°22 du printemps 1842 à l’été 1843.

N°24. Ces portails aux deux têtes de béliers sculptées par Etienne le Hongre sont les vestiges d’un très bel hôtel particulier construit par Louis Le Vau en 1641/42 pour Louis Hesselin, intendant des plaisirs du Roi et Ordonnateur des Ballets de la Cour.  L’immeuble est détruit en 1935 et remplacé par l’immeuble actuel où Georges Pompidou et son épouse vécurent jusqu’à leur décès.

N°28. Construit par Louis Le Vau entre 1640 et 1643, l’hôtel Claude Aubert-Perrot du nom des deux premiers propriétaires, le premier contrôleur des rentes de l’Hôtel de Ville, le deuxième président de la Cour des Comptes.

C’est ce dernier qui fait restaurer la demeure en 1770 et c’est à cette époque qu’apparaissent le grand balcon et les bas-reliefs de Jean-Charles Caron qui représentent les allégories de la Sculpture, la Peinture et la Musique.

N°30.

L’Hôtel Potard, édifié entre 1640 et 1641 pour le Commissaire des Guerres par Louis Le Vau. Les mascarons, guirlandes et instruments de musique sont un ajout du 18ème siècle. Six consoles de pierre décorées soutiennent le balcon du premier étage.

Au-dessus de la porte, un masque féminin encadré de feuillage.

Quai d’anjou .

Au N°17 se trouve l’Hôtel de Lauzen classé aux monuments historiques. Il a été construit par Le Vau en 1656. C’est actuellement une propriété de la Ville de Paris depuis 1928. L’Hôtel de Lauzen est célèbre pour avoir abrité en ses murs les réunions du Club des Haschischins dont Charles Baudelaire et Théophile Gautier, entre autres, étaient membres.

Au N°13, une porte  en bois clouté attire le regard.

Au N°1, l’hôtel Lambert réalisé lui aussi par Louis Le Vau est l’un des plus beaux de Paris. Un incendie en 2013 a malheureusement détruit certains décors du 17ème . On peut en voir une partie au Louvre. L’hôtel particulier était toujours en réfection en 2016.

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