Le long du Canal Saint Martin.(10ème)

Inauguré en 1825 et destiné à l’origine à transporter l’eau potable dans la capitale, le canal Saint Martin avec ses neuf écluses et ses deux ponts tournants, traverse le dixième et le onzième arrondissement sur presque cinq kilomètres et relie le bassin de la Villette et le canal de l’Ourcq au port de l’Arsenal. Il est classé monument historique depuis 1993. Dans sa partie à ciel ouvert, il est bordé par le quai de Valmy sur son côté ouest construit en 1822 en même temps que le canal et le quai de Jemmapes.

Partir du Point Ephémère quai de Valmy.

Le Point Ephémère regroupe quatre ateliers d’artistes, un studio de danse, cinq studios de répétition de musique et propose régulièrement expositions, spectacles, concerts, soirées, conférences et ateliers divers. Un bar-restaurant y attire une population branchée et festive.

Sur l’autre rive, c’est le quai de Jemmapes avec l’usine du papetier Exacompta-Clairefontaine classée monument historique depuis 1992. Sa façade de briques ocre et rouges et ses fenêtres à bordures métalliques datent du 19ème siècle et rappellent à chacun le passé industriel de la capitale. Tout d’abord centrale électrique  (la plus moderne de France) conçue par l’architecte Paul Friesé en 1895, au bord du canal dont l’eau était nécessaire à son fonctionnement, les péniches apportant le charbon au pied du bâtiment, son architecture atypique lui vaut une médaille à l’exposition universelle de 1900. Après une série de reconversions diverses, le site est repris par Exacompta et devient la dernière grande usine toujours en fonctionnement intra-muros de nos jours.

La place Raoul Follereau, du nom de l’écrivain et journaliste qui consacra sa vie aux lépreux, surplombe de quelques marches le quai de Valmy. Ombre et fraîcheur garanties.

Toujours quai de Valmy, le canal reflète un immeuble moderne dont les murs-miroirs redessinent le paysage.

Le moderne côtoie des immeubles plus anciens et colorés qui abritent des boutiques éthiques et chics d’artisanat ou librairie d’art.

C’est à cet endroit que le canal s’élargit.

Et fait un coude…

La double écluse des Récollets  est devenue célèbre grâce à la gouaille d’Arletty qui tempêtait sur la passerelle: « Atmosphère, atmosphère! Est-ce que j’ai  une gueule d’atmosphère? » dans le film de Marcel Carné.

A l’emplacement d’un ancien hôpital militaire, au beau  milieu des marronniers et des platanes, entretenu par des associations de quartier, le jardin Villemin (du nom d’un médecin spécialiste de la tuberculose) est un jardin partagé, qui offre au regard du promeneur curieux tout un éventail de plantes et de fleurs à profusion.

Une petite incursion rue des Récollets et du Faubourg St Martin amène jusqu’au square St Laurent, à quelques pas de l’église du même nom.  Une sculpture d’Elie Vézien: « La réconciliation ». (1935)

Les petites rues avoisinantes égrènent leurs lots de surprises.

Parfois en trompe l’œil…

On trouve la mairie du dixième arrondissement rue du Faubourg St Martin. De style néo-renaissance, elle a été conçue par Eugène Rouyer et inaugurée en 1896 en présence de Félix Faure alors Président de la République. Elle offre une façade monumentale avec une série de sculptures qui représentent les métiers exercés, à l’époque, dans l’arrondissement.

Je ne peux pas terminer la promenade sans un petit clin d’œil aux œuvres diverses des street artists  aperçues sur le chemin du retour.

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