Flâner dans le premier arrondissement.(1er)

Le premier arrondissement comme son nom l’indique fut le tout premier. C’est donc l’un des plus riches en histoire et en contrastes de la capitale. Ce qui était le « ventre de Paris » a subi de multiples destructions et transformations. Mais il y subsiste encore de nombreuses maisons anciennes, hôtels particuliers, ruelles étroites, vieilles enseignes et fontaines romantiques que l’on découvre avec joie au fil de nos pas.

En sortant du métro Etienne Marcel prendre la rue Turbigo.

Remarquer au passage, cette fresque, œuvre de Fabio Rieti dont la première mouture qui datait de 1986 a perdu certains éléments lors de sa première restauration, l’auteur n’ayant pas vraiment dirigé les opérations. Musique, voyages, famille en sont le thème principal. L’homme qui monte la valise à la main à la rencontre de la petite fille qui lui tend les bras, c’est Fabio Rieti.

Rue Montmartre le bar-brasserie La Pointe St Eustache tient son nom de l’Eglise toute proche.(pour plus d’infos: Menu-1er-Eglise St Eustache.)  Sa terrasse est agréable et les plats qu’on y sert simples et de tradition.

Nous voici rue du jour.

L’Hôtel de Royaumont de style Renaissance a été reconstruit à l’identique en 1950. Seuls vestiges de 1612 le portail d’entrée constitués de deux pilastres ioniques, les soubassements des murs et les caves.  On devine encore le nom de l’hôtel sur fond bleu au-dessus du porche. Actuellement il abrite des commerces de luxe.

Rue Lescot, la Canopée ondule comme une gigantesque feuille au-dessus du Forum des Halles. Forêt de verre et d’acier de 14mètres de haut conçue par les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti.

 » Les 15 « ventelles » de verre de la Canopée, telles d’immenses lames, se superposent et laissent passer la lumière et l’air. Grâce à cet édifice couleur de sable et ses 18 000 écailles de verre, la clarté du jour pénètre à travers les puits des escalators. Cette architecture novatrice relie « la ville du dessous à celle du dessus » selon le souhait de ses concepteurs. »

Sur la place Joaquim du Bellay, la Fontaine des Innocents (anciennement Fontaine des Nymphes) est signée Pierre Lescot et les sculptures Jean Goujon.

Au milieu d’un bassin circulaire, une pyramide de six bassins à bords arrondis recueille l’eau qui se déverse de la vasque centrale.

La rue de la Ferronnerie n’est plus la rue étroite dans laquelle Henri IV fut assassiné par Ravaillac en mai 1610 mais on peut y voir une plaque au sol qui commémore l’événement.

Le Village St Honoré, minuscule impasse vieillotte et charmante, mérite une petite incursion si l’on aime courir galeries d’art, antiquaires et artisanat de luxe.

La Rue St Honoré quant à elle, s’étire sur près de deux kilomètres et se partage entre le 8ème et le 1er arrondissement.

Au n°93, l’enseigne « Au Bourdon d’or »  existe depuis 1637. C’est ici, dit-on, que le corps d’Henri IV fut transporté après son assassinat. La maison fut reconstruite en 1825 dans le style Directoire. La façade et la toiture sont classés Monuments Historiques.

L’enseigne d’un restaurant de quartier à la façade en marbre noir attire le regard. Anciennement épicerie, le lettrage d’origine or sur noir (inscrit aux Monuments Historiques) a été conservé et réutilisé à l’identique pour le bistrot d’aujourd’hui.

Au passage, quelques « trouvailles » de street artists.

Au n°115, la pharmacie et ses inscriptions existent depuis 1715.

Aux n°182-192 se trouve l’Immeuble des Bons-Enfants, antenne du Ministère de la Culture. Comment donner une certaine cohérence à deux immeubles disparates? En 1995 un concours est organisé et Francis Soler et Frédéric Druot en sont les lauréats. Leur résille métallique de couleur argentée tranche sur les façades en pierre de taille alentour.

En face l’immeuble, au n°145 se trouve l’Oratoire du Louvre. C’est une église chrétienne protestante de sensibilité plutôt progressiste.

La statue de Jeanne d’Arc indique l’emplacement de la deuxième Porte St Honoré, disparue aujourd’hui. C’est en tentant de la prendre d’assaut que Jeanne d’Arc fut blessée en 1429.

Face à la Comédie Française, à l’intersection de la rue Richelieu,  la Nymphe fluviale œuvre de Mathurin Moreau surplombe la fontaine de Gabriel Davioud. (1874) Sur sa base, une ronde d’enfants en bronze de Charles Gautier.

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